avril 2, 2013
"En multipliant les indicateurs statistiques, les discours managériaux l’ont réduit à ses résultats. Mais le travail, c’est beaucoup d’autres choses : un savoir-faire professionnel, des ruses de métier, un réel plaisir à l’idée de bien faire. Pour une infirmière, ce n’est pas seulement le nombre de patients suivis par jour : c’est aussi la qualité des soins et l’attention portée au malade. Les évaluations chiffrées donnent l’illusion de l’objectivité, mais ce qui faisait la valeur et le sens du métier ne compte plus. Les salariés souffrent de ce désenchantement du travail."

— Vincent de Gaulejac - L’entreprise, machine à évaluer

(Source : abonnes.lemonde.fr)

avril 1, 2013
"Dans le monde tayloriste, l’entreprise exerçait une contrainte sur les corps, notamment dans le secteur industriel, mais elle se fichait de savoir ce que les ouvriers avaient dans la tête. Avec la révolution managériale, le schéma est très différent : l’entreprise sollicite maintenant l’imaginaire de ses salariés. Ils doivent s’identifier aux objectifs de l’entreprise et adhérer à ses valeurs. L’entreprise ne se contente pas de mesurer en permanence ce que vous faites : elle évalue aussi ce que vous êtes."

— Vincent de Gaulejac - L’entreprise, machine à évaluer

(Source : abonnes.lemonde.fr)

mars 13, 2013
"Avant même la logique des échanges à parité et des formes de la justice qui les régissent, il y a un certain dû à l’homme parce qu’il est homme, en raison de son éminente dignité. Ce dû comporte inséparablement la possibilité de survivre et celle d’apporter une contribution active au bien commun de l’humanité"

— Jean Paul II - Centesimus annus

février 28, 2013
"La crise de la dette souveraine ne pose pas seulement de la question de savoir si, compte tenu de nos déficits, le coût de notre système social est encore soutenable, elle soulève plus profondément le problème de savoir si la finance et la technostructure européenne l’emportent désormais sur la souveraineté populaire.
Les valeurs, c’est la dernière instance, ce qui nous reste, ce à quoi on tient encore. C’est pourquoi l’usage que l’on en a fait avait quelque chose de pathétique, une manière pour le monde de la politique de se reconnaître acculé."

— Paul Thibaud - Bilan : droite déconsidérée, gauche inactivée

décembre 13, 2012
Les causes du "malaise français"

notre société est excessivement hiérarchisée, mais ses hiérarchies sont figées, et beaucoup trop tôt. Le despotisme du diplôme initial détermine le destin professionnel selon une logique de caste. Le diplôme de la grande école, dans une moindre mesure le grade universitaire sont tenus pour l’équivalent d’un titre, conférant des droits, selon une logique d’Ancien Régime, fort bien analysée par Philippe d’Iribarne. Dans la mesure où l’école, où tout se joue, reflète et aggrave les inégalités sociales d’origine,  certains sont jetés dans la course, surchargés de handicaps, tandis que d’autres bénéficient de passe-droits. Enfin, le sentiment se répand que beaucoup ne respectent pas les règles.”

novembre 9, 2012
"Selon les statistiques officielles, 65% de ceux qui sont en bas de l’échelle n’ont aucun espoir d’accéder au niveau ne serait-ce qu’immédiatement au-dessus (dans les années 1980, la part des pauvres sans perspectives d’améliorations était de 57% donc sensiblement plus basse). La pauvreté est certes une notion relative, et ceux dont nous parlons ici ne meurent pas de faim. Mais parmi les Allemands pauvres de 2011, un tiers n’ont pas les moyens de s’offrir un repas chaud, même un jour sur deux, 16% n’ont pas les moyens de se chauffer correctement."

— Jacqueline Hénard - que veut l’Allemagne ?

octobre 19, 2012
"selon leur origine, les classes populaires ne vivent plus sur les mêmes territoires."

— Christophe Guilluy - Les métropoles et la France périphérique, une nouvelle géographie sociale et politique

octobre 18, 2012
"Un jeune de 18-24 ans sur trois vit dans un espace rural ou périurbain. Pour mémoire, on rappellera que 9% des jeunes vivent dans un quartier sensible."

— Christophe Guilluy - Les métropoles et la France périphérique, une nouvelle géographie sociale et politique

octobre 12, 2012
"La transformation de l’économie française et son adaptation à la mondialisation économique se sont accompagnées d’un double mouvement de désindustrialisation des villes et de métropolisation des emplois."

— Christophe Guilluy - Les métropoles et la France périphérique, une nouvelle géographie sociale et politique

août 20, 2012
"Il en va de la sécurité et de la situation des banlieues difficiles comme des questions économiques ou budgétaires : l’antisarkozysme ne fait pas une politique. La gauche avait beaucoup critiqué la méthode Sarkozy dénonçant ses discours guerriers, fustigeant l’échec du ” plan Marshall ” pour les banlieues et les dérives de la politique du chiffre en matière de délinquance. A juste titre, tant le bilan de la présidence Sarkozy est resté modeste - en dehors de la rénovation urbaine lancée par Jean-Louis Borloo en 2003 et que l’ex-chef de l’Etat a eu le mérite de poursuivre."

— Luc Bronner - Le gouvernement osera-t-il bousculer la géographie dépassée de la politique de la ville ?

(Source : abonnes.lemonde.fr)

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