février 27, 2014
"Une civilisation met du temps à se créer, à évoluer, à mourir, à se transformer ou à transmettre des héritages. Dans l’histoire et la réflexion sur les civilisations, l’idée d’héritage est fondamentale. Une civilisation est souvent faite de couches ou de dons de valeurs, de traditions qui s’inscrivent dans le temps. Les hommes sont toujours des héritiers."

— Jacques Le Goff - « La beauté, la justice, l’ordre… Voilà sur quoi sont bâties les civilisations »

février 26, 2014
"C’est l’ambition et la recherche de valeurs supérieures qui transforment une culture en civilisation."

— Jacques Le Goff - « La beauté, la justice, l’ordre… Voilà sur quoi sont bâties les civilisations »

février 20, 2014
"La culture privilégie l’idée d’utilité, de sécurité et de richesse, contrairement à la civilisation, pour qui le spirituel et l’esthétique ont bien plus de valeur."

— Jacques Le Goff - « La beauté, la justice, l’ordre… Voilà sur quoi sont bâties les civilisations »

février 19, 2014
"La civilisation repose sur la recherche et l’expression d’une valeur supérieure, contrairement à la culture qui se résume à un ensemble de coutumes et de comportements. La culture est terrestre quand la civilisation est transcendante. La beauté, la justice, l’ordre… Voilà sur quoi sont bâties les civilisations."

— Jacques Le Goff - « La beauté, la justice, l’ordre… Voilà sur quoi sont bâties les civilisations »

mars 17, 2013

mars 7, 2013
"Si l’on comprend que la culture n’est pas un stock de connaissances inertes, mais une forme sociale qui repose sur l’appropriation, et que le plus important de ses critères est le jugement des pairs, on comprend aussi qu’il est difficile de tricher avec les dynamiques culturelles – d’imposer un contenu non désiré ou non partageable, ou de revendiquer une autorité non reconnue. Il est très difficile de rendre désirable une forme culturelle qui ne bénéficie pas du partage avec les pairs – et il est à peu près impossible de forcer le partage, dans un contexte où l’attention est déjà occupée par de nombreux autres objets désirables et partagés."

André Gunthert - Pourquoi les jeunes n’aiment plus les livres. La culture expliquée à Finkielkraut

février 8, 2013
"Lire c’est se construire sa propre histoire en assimilant la pensée d’un autre, en faisant sienne une narration."

— Serge Tisseron - Enfants et écrans : psychologie et cognition

février 7, 2013
"Alors que la culture du livre est centrée sur la temporalité et la mémoire, celle du numérique favorise une pensée spatialisée."

— Serge Tisseron - Enfants et écrans : psychologie et cognition

janvier 19, 2013

Après un passage intéressant sur la proximité culturelle du Japon et de la Grèce, on parle de la tragédie. J’aime beaucoup la définition d’Elia Kazan “Quand l’un a tord et l’autre raison c’est le mélodrame pas le drame ; quand les deux ont raison, la tragédie.”

décembre 30, 2012
kitschophobe:

« Quand le prêtre est sorti, il m’a dit, en me regardant d’un air troublé, d’un air étrange : « Votre frère a la foi, mon enfant, que me disiez-vous donc ? Il a la foi, et je n’ai jamais vu de foi de cette qualité ! » Moi, je baisais la terre en pleurant et en riant. O Dieu ! quelle allégresse, même dans la mort, même par la mort ! Que peut me faire la mort, la vie, et tout l’univers et tout le bonheur du monde, maintenant que son âme est sauvée ! Seigneur, adoucissez son agonie, aidez-le à porter sa croix, ayez encore pitié de lui, ayez encore pitié, vous qui êtes si bon ! Oh oui, si bon. ─- Merci, mon Dieu, merci ! Quand je suis rentrée près de lui, il était très ému, mais ne pleurait pas ; il était sereinement triste, comme je ne l’ai jamais vu. Il me regardait dans les yeux comme il ne m’a jamais regardée. Il a voulu que je l’approche tout près, il m’a dit : « Tu es du même sang que moi : crois-tu, dis, crois-tu ? « J’ai répondu : « Je crois, d’autres bien plus savants que moi ont cru, croient ; et puis je suis sûre à présent, j’ai la preuve, cela est ! » Et c’est vrai, j’ai la preuve aujourd’hui ! ─- Il m’a dit encore avec amertume : « Oui, ils disent qu’ils croient, ils font semblant d’être convertis, mais c’est pour qu’on lise ce qu’ils écrivent, c’est une spéculation ! » J’ai hésité, puis j’ai dit « Oh ! non, ils gagneraient davantage d’argent en blasphémant ! » Il me regardait toujours avec le ciel dans les yeux, moi aussi. Il a voulu m’embrasser puis : « Nous pouvons bien avoir la même âme, puisque nous sommes du même sang. Tu crois alors ? » Et j’ai répété : « Oui, je crois, il faut croire. » — Alors il m’a dit : « Il faut tout préparer dans la chambre, tout ranger, il va revenir avec les sacrements. Tu vas voir, on va apporter les cierges et les dentelles ; il faut mettre des linges blancs partout. Je suis donc bien malade ! » Il est anxieux, mais pas désespéré comme les autres jours, et je voyais très bien qu’il désirait ardemment les sacrements, la communion surtout. »
Isabelle Rimbaud 

kitschophobe:

« Quand le prêtre est sorti, il m’a dit, en me regardant d’un air troublé, d’un air étrange : « Votre frère a la foi, mon enfant, que me disiez-vous donc ? Il a la foi, et je n’ai jamais vu de foi de cette qualité ! » Moi, je baisais la terre en pleurant et en riant. O Dieu ! quelle allégresse, même dans la mort, même par la mort ! Que peut me faire la mort, la vie, et tout l’univers et tout le bonheur du monde, maintenant que son âme est sauvée ! Seigneur, adoucissez son agonie, aidez-le à porter sa croix, ayez encore pitié de lui, ayez encore pitié, vous qui êtes si bon ! Oh oui, si bon. ─- Merci, mon Dieu, merci ! Quand je suis rentrée près de lui, il était très ému, mais ne pleurait pas ; il était sereinement triste, comme je ne l’ai jamais vu. Il me regardait dans les yeux comme il ne m’a jamais regardée. Il a voulu que je l’approche tout près, il m’a dit : « Tu es du même sang que moi : crois-tu, dis, crois-tu ? « J’ai répondu : « Je crois, d’autres bien plus savants que moi ont cru, croient ; et puis je suis sûre à présent, j’ai la preuve, cela est ! » 
Et c’est vrai, j’ai la preuve aujourd’hui ! ─- Il m’a dit encore avec amertume : « Oui, ils disent qu’ils croient, ils font semblant d’être convertis, mais c’est pour qu’on lise ce qu’ils écrivent, c’est une spéculation ! » J’ai hésité, puis j’ai dit « Oh ! non, ils gagneraient davantage d’argent en blasphémant ! » Il me regardait toujours avec le ciel dans les yeux, moi aussi. Il a voulu m’embrasser puis : « Nous pouvons bien avoir la même âme, puisque nous sommes du même sang. Tu crois alors ? » Et j’ai répété : « Oui, je crois, il faut croire. » — Alors il m’a dit : « Il faut tout préparer dans la chambre, tout ranger, il va revenir avec les sacrements. Tu vas voir, on va apporter les cierges et les dentelles ; il faut mettre des linges blancs partout. Je suis donc bien malade ! » Il est anxieux, mais pas désespéré comme les autres jours, et je voyais très bien qu’il désirait ardemment les sacrements, la communion surtout. »

Isabelle Rimbaud 

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