Jules et Jim, François Truffaut
Regardez-moi
A cet instant, nu
Libre de corps et d’esprit
N’ayant subi de pression que de moi-même
Je me livre corps et âme
Vierge encore je succombe
Je rentre dans le désordre
Mon ADN éparpillé à jamais
J’entre dans la danse
Évadé de moi-même
Mon art sera de jouer
De vos rêves je serai la chaire
Je ferai vibrer les mots subtils
Comme des fruits sur ma langue
Je vous donne ma peau
Ensanglanté, encensé, comblé
De larmes et de rires
Je couperais votre souffle
De cris, de lumière
De foule je veux me souler
Votre impossible, votre inavouable
Revêtirons mes traits
(Source : blended.fr)
Juste parce que j’aime
Dans un monde dominé par l’image, la répétition des termes issus des cinémas assois assez rapidement que le cinéma a une influence qui dépasse largement les salles obscures.
Le débat dérape assez vite vers la crise du cinéma et sa fin annoncé. Sans oublier de noter que Max Ophüls en parlait déjà dans les années 20 et Alain Delon un peu plus tard.
Finalement, il y a un angle qui n’a pas été assez traité à mon goût : est ce que le cinéma précéde ou suit les évolutions de la société. Sans doute un peu des deux mais selon quel(s) mécanisme(s) ?
“A l’heure de sa dernière heure
Après bien des années d’errance
Il me revenait en plein cœur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu’il s’en était...
Il y a des moments qui lèvent le voile sur la réalité. J’en ai rencontré un hier. Les derniers instants glissaient à l’horizon, l’obscurité...
The Black Sea at Night
- Ivan Aivazovsky, 1879
Carolee Schneemann, War Mop, 1983